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Modèles · · 6 min de lecture

Modèle de relance de devis : 3 e-mails à copier

Réponse courte : relancez à J+3, J+7 et J+14, sur un ton léger qui aide plutôt qu'il ne réclame. Un devis sans réponse n'est presque jamais un refus : c'est juste un mail passé sous la pile. Vous trouverez les 3 modèles prêts à copier juste en dessous.

Un devis sans réponse, ce n'est pas un non

On a tous tendance à interpréter le silence comme un refus poli. Dans la vraie vie, c'est rarement ça. Votre devis est arrivé un mardi chargé, votre interlocuteur l'a ouvert en diagonale, s'est dit « je regarde ça plus tard »… et la vie a continué. Trois autres mails sont passés par-dessus. Le vôtre est descendu dans la pile, puis a disparu de l'écran radar.

Autrement dit : la personne n'a pas décidé de ne pas travailler avec vous. Elle a juste oublié de répondre. C'est une nuance énorme, parce qu'elle change complètement le ton à adopter. Vous ne venez pas réclamer votre dû, vous venez gentiment remettre votre proposition sur le dessus de la pile. Une relance bien faite est un service que vous rendez : vous épargnez à votre prospect l'effort de se souvenir.

Et c'est exactement pour ça qu'il faut relancer sans gêne. La peur de « déranger » fait perdre des ventes qui étaient à portée de main. Le client attend souvent qu'on revienne vers lui.

Le bon rythme : J+3, J+7, J+14

Trois relances suffisent dans l'immense majorité des cas. Pas une de plus : au-delà, vous passez du registre « je reste dispo » à celui de l'insistance, et ça se sent. L'idée est d'espacer progressivement, pour laisser de la place sans jamais vous faire oublier.

Le rythme qui marche

J+3 — première relance, courte et légère. Juste « vous l'avez bien reçu ? ».
J+7 — deuxième relance, vous proposez de l'aide : ajuster, expliquer, répondre à une question.
J+14 — dernière relance, vous laissez la porte ouverte sans relancer ensuite. C'est souvent celle qui débloque le plus de réponses.

Comptez en jours ouvrés, pas en jours calendaires. Un devis envoyé un vendredi ne se relance pas le lundi matin : laissez vraiment passer le délai. Et adaptez au montant : pour une grosse proposition, le client a besoin de plus de temps pour arbitrer en interne, vous pouvez étirer un peu les intervalles.

Les 3 modèles à copier

Voici les trois e-mails. Reprenez-les tels quels, remplacez les crochets, et surtout : gardez votre voix. Si une formule ne vous ressemble pas, changez-la. Un mail qui sonne « copié sur internet » fait plus de mal qu'une phrase maladroite mais sincère.

Modèle 1 — relance J+3 (douce)

Objet : Votre devis [nom du projet]

Bonjour [Prénom],

Je voulais simplement m'assurer que mon devis pour [objet] vous était bien parvenu — il arrive parfois que ces mails se perdent.

Si vous avez la moindre question dessus, je suis là, n'hésitez pas.

Belle journée,
[Votre prénom]

Modèle 2 — relance J+7 (qui propose d'ajuster)

Objet : Re : Votre devis [nom du projet]

Bonjour [Prénom],

Je reviens vers vous au sujet du devis [objet]. Peut-être que quelque chose mérite d'être précisé ou ajusté de votre côté — le périmètre, le budget, le délai ?

Dites-moi simplement ce qui coince, on regarde ensemble pour que ça colle à votre besoin. Je préfère un devis qui vous convient vraiment plutôt qu'un devis qui dort.

Au plaisir d'échanger,
[Votre prénom]

Modèle 3 — relance J+14 (dernière, porte ouverte)

Objet : Re : Votre devis [nom du projet]

Bonjour [Prénom],

Je ne veux pas vous encombrer, alors ce sera mon dernier message sur ce devis.

Si le projet n'est plus d'actualité, aucun souci, ça arrive — un petit mot pour me le dire m'aide juste à m'organiser. Et si c'est seulement une question de timing, gardez mes coordonnées : la porte reste grande ouverte, vous pourrez revenir vers moi quand vous voulez.

Merci pour votre temps,
[Votre prénom]

Vous remarquerez que la troisième donne au prospect une porte de sortie facile. C'est volontaire : permettre un « non » sans culpabilité, c'est souvent ce qui débloque le « oui » ou le « pas maintenant, mais rappelez-moi en septembre ». Bien plus utile qu'un silence de plus.

Ce qu'il ne faut surtout pas faire

Quelques réflexes qui transforment une relance utile en relance qui braque :

Les trois pièges à éviter

Relancer trop tôt. Un mail le lendemain de l'envoi, ça crie l'inquiétude. Laissez respirer : J+3 minimum.

Le ton de reproche. « Je n'ai toujours pas eu de retour » sous-entend une faute. Personne ne vous doit une réponse immédiate. Restez du côté de l'aide, jamais du reproche.

La fausse urgence. « Offre valable 48 h » sur un devis classique, ça se voit, et ça décrédibilise. Réservez l'urgence aux cas où elle est réelle (planning qui se remplit, hausse de tarif annoncée).

La règle qui résume tout : à chaque relance, demandez-vous « est-ce que ce mail aide mon interlocuteur, ou est-ce qu'il sert juste à me rassurer, moi ? ». Si c'est la deuxième réponse, réécrivez. On en parle plus en détail dans relancer un client sans le braquer.

Comment ne plus jamais y penser

Le vrai problème, ce n'est pas d'écrire ces trois mails. C'est de s'en souvenir. Au moment où il faudrait relancer le devis de mardi dernier, vous êtes sur un chantier, au téléphone avec un fournisseur, ou la tête dans la compta. La relance saute. Et c'est précisément celle-là qui aurait converti.

La solution n'est pas de vous discipliner davantage — vous avez déjà assez à faire. C'est d'automatiser. Vous envoyez votre devis, et le système programme tout seul les relances J+3, J+7 et J+14, avec vos modèles, à votre nom. Si le client répond ou signe entre-temps, la séquence s'arrête. Vous ne touchez plus à rien, et plus aucun devis ne tombe dans l'oubli.

C'est exactement ce qu'on installe chez Majordo : voyez comment automatiser les relances de devis, ou la logique générale derrière l'automatisation des relances. Et si vous voulez juste savoir combien ça coûte, c'est sur la page tarifs.

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Pour aller plus loin : relancer un client sans le braquer et automatiser les relances.